2021,  5*,  Auto-Edité,  Numérique,  Policier

Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d’avance, par Nick Gardel

D’abord il y a Thibaud, un éducateur spécialisé pour ados en marge, qui s’enfonce de plus en plus dans l’alcool.
Puis il y a Némo Mondragón, le policier flanqué d’un collègue trop bavard, qui enquête sur ces femmes qu’on retrouve massacrées chez elle. Violées, tabassées, elles ont expié leurs fautes dans la douleur et l’humiliation.
Tandis que le premier témoigne, à la première personne, du désespoir de sa chute irrémédiable entre pertes de mémoire et tragédie sociale, le second décortique les vies des victimes pour tenter d’y trouver un point commun.
Une histoire de trahison, de vérités de comptoir, de dérive sociétale et de bons mots éthyliques. Une histoire pour comprendre que l’oubli n’est pas une rédemption.


Je ne sais plus combien de Nick Gardel j’ai lus, pas mal en tout cas… Et celui-là est une perle. Le meilleur, sans aucun doute ! Et pas seulement à cause de l’histoire et des bons mots qui fleurissent au gré de la lecture, comme l’auteur nous a habitués au fil des ouvrages.

Non, pas seulement. Il y a là-dedans un paquet de documentation, un paquet de sa vie à lui certainement ( je parle de la partie professionnelle, l’autre, je ne sais pas).

En tout cas, forte réflexion sur l’éducation nationale, sa façon de traiter les problèmes, sa façon de mettre de côté ceux qui ne l’intéressent pas, et la pauvreté du système qui encadre les enfants sortis de la route et qui cherchent leur voie dans l’école de la deuxième chance..

Er puis une forte réflexion sur l’alcoolisme, non pas dans ce qu’il peut y avoir de rigolo (quand l’alcoolisé a l’alcool gai, ce qui n’est pas toujours le cas) dans les conneries des éthylisés, mais dans le côté triste et sordide de l’alcoolisme. Dans le fait qu’il faut le traiter comme une maladie, avec ses symptômes, ses événements déclencheurs et ses conséquences sur la santé mentale, psychique et physique du patient alcoolisé.

Ceci dit, l’histoire est superbement écrite, parfaitement menée et passionnante comme (presque) chaque fois.

Merci Nick, et comme je dis à chaque fois, rendez-vous au prochain, que j’achèterai les yeux fermés.

Mais je les ouvrirai pour le lire !

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