2*,  2020,  Edité,  Papier,  Roman

Gare à Lou, par Jean Teulé

Avec Gare à Lou !, Jean Teulé revient à la veine fantastique qui avait fait le succès du Magasin des suicides et laisse libre cours à un imaginaire plus débridé que jamais.Comme le disaient Mozart et Shakespeare :  » Il est très agréable de jouir d’un don exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que c’est une source inépuisable d’embêtements.  » À 12 ans, Lou partage absolument cette opinion. Au prétexte qu’elle est en mesure de faire tomber immédiatement les pires calamités sur la tête de tous ceux qui la contrarient, on l’enferme dans un endroit secret en compagnie de militaires haut gradés pour qu’elle devienne une arme absolue capable de mettre en échec les plans malveillants des ennemis du pays ou, pire, d’ourdir de méchantes et sournoises manœuvres afin de causer des torts effroyables à d’autres nations. De telles occupations n’offrent pas à une adolescente les satisfactions que la vie aurait pu lui promettre. D’autant que son super pouvoir, aussi extraordinaire soit-il, ne fonctionne pas toujours comme prévu. Rien ne pouvait mieux inspirer Jean Teulé que d’imaginer les horreurs qu’un être humain bien disposé peut infliger à ses contemporains.


Ben voilà. J’adore les livres de jean Teulé. Je les ai presque tous lus. Du magasin des suicidés à Verlaine, Villon, Fleur de tonnerre, Charly, Montespan, Darling, Mangez-les, Entrez dans la danse. Et je leur aurais tous mis 5 étoiles. Bien sûr, c’est parfois exagéré, parfois, je me demande où il veut en venir, je pense qu’il force le trait, qu’il en fait un peu trop, mais j’aime bien. Il n’y a que pour Héloïse que j’ai un peu tiqué. La sodomie au petit déjeuner, j’ai un peu de mal, et puis les 50 premières pages ne sortaient pas du c… d’Héloïse et j’en ai eu marre. J’ai appliqué le premier article du code du lecteur: « on a le droit de ne pas lire jusqu’au bout ». Et j’ai abandonné Héloïse à sa sodomie quotidienne.

Et là, je viens de faire pareil. Pas pour les mêmes raisons. Je n’aime pas m’ennuyer dans les livres. Et là, franchement… J’ai lu à reculons. Je ne vois pas où Teulé veut en venir, je trouve l’ensemble décousu, je n’aime pas le style. J’ai eu l’impression de lire Tistou et les pouces verts de Druon, mais en moins bien, beaucoup moins bien. Je me suis arrêté à la page 102. J’ai insisté, insisté, mais j’ai laissé tomber. La suite était peut-être bien, mais tant pis. Jean Teulé n’a pas su me convaincre de continuer. Je tenterai sûrement de lire le prochain. En espérant que je n’appliquerai pas une nouvelle fois l’article 1 !!!

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