2020,  5*,  Auto-Edité,  Numérique,  Roman

Le point de vue d’Yvonne, par Catherine Choupin

Alain-Fournier rêvait « d’un amour impossible et lointain ». Il l’a trouvé à Paris le jour de l’Ascension 1905 en la personne d’Yvonne Toussaint de Quiévrecourt. Il l’a revue à la Pentecôte, il lui a parlé, puis pendant huit années, il a tissé autour d’elle la figure idéale d’Yvonne de Galais. En août 1913, ils se sont revus longuement à Rochefort alors qu’elle était mariée et mère de deux enfants. Puis, Alain-Fournier lui a envoyé Le Grand Meaulnes en lui demandant son avis.

Malgré les sollicitations dont elle fut l’objet, la véritable Yvonne n’a jamais voulu s’exprimer. Elle s’est éteinte cinquante ans après le poète sans avoir dit un mot.

Cette biographie lui donne la parole. Elle s’appuie sur de nombreux documents et sur mon intuition de femme.


C’est toujours un bonheur de lire un livre de Catherine Choupin, et celui-ci ne déroge pas à la règle.

Je l’ai commencé après avoir terminé un policier, et j’ai eu peur que la lecture d’une biographie ne fût difficile et un peu fade. Hé bien pas du tout. Le début de ce livre se lit exactement comme un polar, comme une enquête, menée par l’héroïne de ce livre elle même. Je me suis surpris à attendre le chapitre suivant pour enfin savoir. Savoir s’il allait lui parler, savoir si elle allait lui répondre, si son mari lui en tiendrait grief, si cette histoire d’amour allait enfin déboucher. Un baiser… J’ai attendu ce baiser…

Et puis, grâce à cette biographie qui n’en a pas la forme, mais plus celle d’un journal intime ou d’une auto-biographie romancée, on comprend le Grand Meaulnes. On comprend pourquoi Yvonne de Galais, on comprend pourquoi tant de tendresse et de nostalgie dans ce livre. On comprend même pourquoi la mort si cruelle de la jeune femme à la fin du livre.

Merci à Catherine Choupin pour nous avoir fait entrer dans la petite histoire de la grande histoire de la littérature.

Et surtout, avec cette auteure (autrice ? auteuse ?), on n’est jamais déçu par la qualité de l’écriture dans cette langue française qu’elle maîtrise à la perfection !

A noter que j’ai lu le Grand Meaulnes à 60 ans, grand adolescent que je suis resté !!!

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