Borderline par Nick Gardel
Lorana Novak n’a plus rien à perdre. Entre un plan canapé qui s’achève et un ventre qui crie famine, elle accepte l’improbable : devenir la gouvernante de Jérôme Houlgate. Le problème ? Houlgate est un compositeur de génie, mais c’est surtout un naufragé alcoolique qui vit reclus dans son appartement sinistré.
Alors qu’elle tente de réhabiliter ce « sanctuaire du chaos » sous l’œil désespéré d’un agent à bout de souffle, le quartier s’embrase. Un corps est retrouvé dans la fontaine du square Richelieu, juste sous leurs fenêtres.
Entre les soupçons du commandant Valette — un flic asthmatique qui déteste les coïncidences — et les délires paranoïaques de son patron, Lorana se retrouve prise dans une partition mortelle.
Humour grinçant, atmosphère mélancolique et suspense électrique : Nick Gardel nous livre une symphonie du désastre où chaque note peut être la dernière.
Encore une fois un exploit de Nick Gardel dont je suis définitivement fan ! Lorana est une héroïne un peu femme de ménage un peu garde chiourme, un peu aide à domicile d’un vieux musicien sur le retour qui en a plus derrière lui que devant. L’avenir ne parait pas radieux pour Jérôme Houlgate compositeur de son état et alcoolique notoire par la même occasion. Mais étrangement, les soirs où il est en crise, un nouveau décès est déclaré dans le quartier. Alors Lorana a des doutes et elle s’inquiète d’abord, enquête ensuite. Evidemment les pandores entrent en jeu sous l’uniforme du Commandant Valette.
Nick Gardel a le chic pour inventer des personnages étonnants comme ce flic trop gros, asthmatique, essoufflé et qui n’a plus aucune envie d’être flic d’ailleurs.
Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus, je vous ai donné les ingrédients, mélangez tout ça avec le talent de Gardel et vous obtiendrez un bouquin bien ficelé qu’on a hâte de dévorer.
Au passage, et pour terminer ce billet, je suis admiratif devant l’imagination de cet auteur. A chaque livre un nouveau personnage qui n’a rien à voir avec le précédent. Voyez par exemple: dans les quatre derniers livres que j’ai lus de cet auteur, j’ai découvert Félicia, une fille de riche un peu désoeuvrée, un Clovis vampire qui vend du sang bio, un Simon qui cambriole les maisons pour vendre son butin dans les vide-greniers du dimanche et enfin cette Lorana, un peu paumée mais attachante et agréable.
Comme il est à la mode de dire aujourd’hui : « Mais d’où lui vient toute cette énergie ? »
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