Noé et Papitilo vont à la piscine
Ah vous aviez l’habitude de textes courts le lundi matin ! Je vous ai même oubliés la semaine dernière…
Hé bien je me rattrape aujourd’hui en faisant revenir à la surface deux héros que j’avais mis de côté depuis un moment.
Noé et Papitilo.
Ils ont déjà été les personnages attachants de cinq aventures.
Cette semaine, les voilà partis à la piscine.
Bonne lecture… ou bon bain !!
LUNDI
« Allo, Papa, j’espère que tu vas bien d’abord.
— Oui. Tout va bien. Je suis en pleine forme et Mamina aussi. Tu vois ! Plus jeunes que jamais tous les deux.
— J’aurais un petit service à te demander, Papa.
— Vas-y, je t’écoute, si c’est dans mes capacités, c’est oui d’avance.
— Voilà, mercredi après-midi, je dois aller à une réunion qui n’était pas prévue. Je n’ai été prévenue que ce matin.
— Et tu veux que j’y aille à ta place ?
— Mais non, évidemment ! C’est pour le boulot. Et puis je n’ai pas le choix, je suis obligée d’y aller.
— Alors tu veux que je garde votre petit garnement de Noé, je suppose.
— Oui et non, pas seulement, Papa.
— Ah. Vas-y, explique !
— Le mercredi après-midi, à quinze heures, Noé va à la piscine. Je t’en avais déjà parlé au début de l’année.
— Oui, je me souviens bien, c’est un cours collectif où il apprend toutes les techniques de nage. Tu m’as déjà envoyé des photos de Noé à la piscine.
— Voilà. C’est ça. Est-ce que ça te serait possible de passer à la maison et de l’emmener pour trois heures ?
— Et une fois là-bas ?
— Tu l’accompagnes dans le vestiaire pour l’aider à se préparer, et puis tu le laisses aller sur le bassin, et toi, tu attends au bord, dans une petite salle. Tu peux le regarder nager.
— Ça ne me paraît pas très compliqué.
— Non, c’est tout bête. Une fois qu’il a fini, tu le récupères dans le vestiaire, tu l’aides à s’habiller. Juste pour voir, parce qu’il se débrouille très bien tout seul normalement !
— En effet, ça devrait être dans mes cordes.
— Alors, c’est vrai, tu peux ?
— Evidemment ! Tu avais le moindre doute ?
— Non, pas vraiment. En rentrant, tu pourras le faire goûter et puis j’arriverai vers cinq heures.
— Ça marche ! A mercredi alors !
— Oui, tu peux arriver vers 13h30 ?
— Pas de soucis, je serai là !! A mercredi.
— Gros bisous Papa. Et embrasse Maman pour moi.
— Promis, je n’y manquerai pas. Bises à vous trois aussi. »
MERCREDI
« Allez, zou, descends de la voiture, on est arrivé.
Noé attrape son sac à dos à rayures et descend de l’auto.
— Super, Papitilo ! j’adore aller à la piscine, tu sais. Et puis tu vas voir, je me débrouille bien.
— Oui je sais, ta maman m’a déjà envoyé des photos. Et Papa m’a dit que tu nageais même sur le dos.
— Ouais, c’est vrai.
Papitilo et Noé entrent dans la piscine. Ça sent le chlore et l’odeur leur arrive immédiatement aux narines.
— Tiens, Grand-père, dit Noé en montrant un banc dans l’entrée, tu enlèves tes chaussures et tes chaussettes et tu les laisses sur le banc.
— D’accord. Pour ne pas entrer avec mes chaussures sales.
— C’est ça oui. Sinon, tu n’as pas le droit d’entrer…
Noé et son grand-père se déchaussent puis entrent dans le vestiaire.
— Je vais dans une cabine, explique Noé. Je suis grand, je sais me mettre en maillot tout seul.
— Tu ne veux pas que je t’aide ? demande Papitilo.
— Non, je ne suis plus un bébé, j’ai six ans, je sais faire tout seul.
Papitilo reste donc dans le couloir, laissant Noé se transformer en futur nageur.
Noé ouvre la porte et sort de la cabine. Il porte son sac à dos à la main.
— Te voilà tout beau et prêt à aller nager maintenant. Mais, qu’est-ce que tu vas faire de ton sac ?
— C’est prévu, viens voir.
Et grand-père et petit-fils arrivent devant une série de placards portant chacun un numéro. Noé place son sac dans une case vide et ferme la porte.
— Ton sac va rester comme ça ? demande Papitilo.
— Mais non, regarde, il y a un clavier qui sert à verrouiller les portes.
— Et tu sais t’en servir ?
— Evidemment !
— Vas-y, je te regarde faire.
Et Noé explique point par point à son grand-père.
— Tu vois, on tape le numéro du casier.
— 251.
— Oui j’ai vu.
Noé tape 251.
On valide. Il appuie sur la touche verte.
— Puis on tape un code secret de 4 chiffres.
Noé tape un code secret de quatre chiffres et maintient la porte fermée avec son autre main.
— On valide.
On entend un petit clac. La porte du casier est verrouillée.
— Et voilà !! Comme ça, la porte est fermée. Tu vois Papitilo, c’était facile.
— Oui, en effet, tu t’en es très bien sorti !!
— Et après le bain, quand on revient, on retape le numéro du casier, puis le code, et hop ; la porte s’ouvre.
— Je me doute bien. Mais dis-moi, Noé…
— Oui ?
— C’est quoi le code que tu as mis ?
Noé hésite puis avoue.
— Pfff… J’en sais rien moi.
— Comment ça ?
— J’ai mis un code au pif !
— Tu n’as pas tapé un code que tu mets d’habitude ?
— Non, à chaque fois, c’est maman qui fait le code.
— Mais toi ?
— J’ai mis au hasard.
Un instant de silence. Noé vient de comprendre ce qui se passe. Sans code, comment vont-ils faire pour récupérer le sac ?
— Mais toi, Grand-père, tu ne le connais pas le code ?
— Si, évidemment, je t’ai regardé quand tu l’as tapé.
— Et c’est quoi ?
— 1-6-9-7.
Pour se rassurer et rassurer son grand-père, Noé tape le code et la porte s’ouvre.
— Ouf, dit-il. On a eu chaud, hein Papitilo.
— Oui. Sinon, tu repartais à la maison en maillot de bain ! Allez, file, Camille t’attend déjà pour ton cours. A tout à l’heure.
Noé embrasse son grand-père.
— Merci Papitilo. T’est trop fort ! Tu nous as sauvés. »
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