bouquinage,  * * *,  2026,  Edité,  Papier,  Roman

La loi du rêveur par Daniel Pennac

« L’ampoule du projecteur a explosé en plein Fellini. Minne et moi regardions Amarcord du fond de notre lit. – Ah ! Non ! Merde ! J’ai flanqué une chaise sur une table et je suis monté à l’assaut pour changer l’ampoule carbonisée. Explosion sourde, la maison s’est éteinte, je me suis cassé la figure avec mon échafaudage et ne me suis pas relevé. Ma femme m’a vu mort au pied du lit conjugal. De mon côté je revivais ma vie. Il paraît que c’est fréquent. Mais elle ne se déroulait pas exactement comme je l’avais vécue. »


Lu en trois heures environ. Le texte est court et les chapitres également.
J’ai adoré le début, moyennement aimé le milieu et bien apprécié la fin.
La première partie, celle du premier rêve est passionnante, pleine de poésie et de souvenirs d’enfance touchants. J’ai moins aimé la partie consacrée au spectacle de Pennac sur Federico Fellini qui semble pourtant au cœur de ce roman. Mais, je ne suis pas un immense fan de Fellini que je ne connais que par certains films seulement, ce qui fait que je n’ai pas pu goûter tout le sel de cet amour de l’auteur pour le maître du cinéma.
Par contre, j’ai beaucoup aimé la fin, où Pennac démonte quasiment tout ce qu’il avait construit au fil des pages.
La vie n’est elle finalement qu’un grand rêve que nous devons apprendre à maîtriser ? C’est un peu ce qui m’est resté de cette courte lecture agréable et prenante.
Et puis Pennac, c’est si bien écrit, avec le mot juste à chaque fois. Un peu comme Ruffin ou Grangé.

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