bouquinage,  * * * * *,  2026,  Edité,  Papier,  Policier,  Roman

Le cabinet des illusions – Londres 1918 – par Jean-Luc Bizien

Dans les ruelles obscures de Whitechapel, la découverte de corps atrocement mutilés ravive les souvenirs d’un cauchemar que Londres croyait pouvoir oublier. Très vite, un nom ressurgit des ténèbres, murmuré avec effroi dans les tavernes, les commissariats et les salons de la haute société : Jack l’Éventreur. Les meurtres obéissent à une logique implacable, un rébus de sang que Scotland Yard demeure incapable de déchiffrer. Convaincu que cette mise en scène macabre cache une vérité plus effrayante encore, Chung Ling Soo alias William Ellsworth Robinson s’engage dans une chasse impitoyable. En s’aventurant dans un Londres noyé de brouillard, où nul ne peut plus distinguer la vérité du mensonge, le célèbre magicien devra affronter bien plus qu’un simple imitateur de l’Éventreur. Car si certains secrets refusent de mourir… certains monstres semblent capables de revenir de l’enfer !


Voilà, c’est fini. C’est à 1h30 du mat hier soir que j’ai refermé ce troisième opus du Cabinet des Illusions. Pourquoi si tard dans la nuit ? Parce que je ne pouvais pas le lâcher pardi ! Et c’est vraiment dommage que ce soit terminé parce que j’en aurais demandé encore ! Il y a plus qu’un polar là-dedans, il y a une réflexion sur l’âge qui avance, sur la fidélité à ceux (ou celles) qu’on a aimés et qu’on aime toujours, sans oser se l’avouer.
Et puis Londres en 1918, moi qui adore les livres que se passent fin du XIXème, début du XXème ! Que du bonheur. Les petites ruelles de Whitechapel, la Tamise, l’impression qu’on est pas en sécurité et qu’on risque de se faire agresser au dérour d’une page ou d’un chapitre. Ca m’a un peu rappelé Drood de Dan Simmons que j’avais adoré.
Et ce troisième tome est de loin celui que j’ai préféré. Je le trouve aéré. On n’est pas bloqué dans le cabinet des illusions ou dans le théâtre où vont se dérouler les exploits du plus grand magicien du monde. On prend l’air dans Londres. Une écriture ou à chaque chapitre, on change un peu d’univers. Un coup c’est Hadès, un coup ce sont les policiers, un coup c’est Robinson et Frank. Bref, on ne s’ennuie pas une minute.
Un grand plus : le tout dernier chapitre où toutes les histoires vraies sont révélées, avec la vraie vie des vrais personnages du roman.
Merci à Jean Luc Bizien de nous avoir offert une fin lumineuse pour cette trilogie. Dommage qu’un trilogie ne comporte que trois tomes. J’en aurais bien voulu un quatrième !

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18 octobre 2026

J’ai eu le même sentiment de temps qui passe , d’un bilan de vie du magicien qui est aussi et surtout un homme vieillissant. L’intrigue à whitechapel nous plonge dans une ambiance qui m’a toujours facinée. L’étrange Hadès qui espère reconstruire sa vie y est bien à sa place.

Opus différent des 2 autres , il m’a déstabilisée au début. Puis je me suis laissée porter par ce retour sur une vie passée , les questionnements , les choix que nous faisons… tout cela entre les agitations de l’enquète. Un dernier tome très philosophique. C’était bon. Merci Jean Luc Bizien.Cette trilogie est très réussie. Chaque opus possède son atmosphère particulière , rien n’est redondant. Trois coups de maître.

Marie Pierre Fontaine

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