amor-Fati,  Au fil des jours

La maison pleine

Alors que j’avance lentement mais sûrement vers la fin du roman La maison vide, ce magnifique livre de Laurent Mauvinier qui a obtenu le dernier Prix Goncourt, oui ce prix qui récompense une des plus belles œuvres littéraires de l’année, dans la catégorie littérature française bien sûr, et qui a connu à son palmarès des auteurs aussi prestigieux que Louis Pergaud, Marcel Proust, Maurice Genevoix, André Malraux, Maurice Druon ou Romain Gary (deux fois car une fois sous le pseudonyme de Emile Ajar), mais aussi quelques autrices, ainsi nommées depuis quelques années, emportées par le mouvement égalitaire de la grammaire française qui se voit féminiser à outrance des mots que l’on dit masculins, jusqu’à inventer des termes aussi moches et dénués de charme qu’autrice, alors que, à l’instar de professeure ou ingénieure, le terme auteure eut été plus agréable à l’oreille, ceci n’étant qu’un ressenti personnel ; treize en fait, juste treize femmes à l’image d’Elasa Triolet en 1944, Simone de Beauvoir en 1954 ou Leila Slimani, plus proche de nous, en 2016, je me demande si, habitué comme je le suis aux textes courts, voire à mes étranges textes en mille caractères tout juste, à tel point que j’en ai tiré un roman complet fait de cent chapitres de mille caractères — Je m’appelle Mo, disponible sur les plateformes numériques et sur mon site personnel www .jeanmarcbassetti.fr — je serais capable, comme l’ont fait Maylis de Kerangal, Marcel Proust, Alain Mabanckou ou maintenant Laurent Mauvinier, de pondre des phrases de plusieurs dizaines de lignes, voire une page ou une page et demie, et qui font qu’à la fin de ladite phrase, on ne se souvient plus de l’idée de base qui a initié cette phrase vingt lignes plus haut ; oui, je crois que j’en serais capable, mais vu l’essai que je suis en train de faire et qui pour moi n’est pas concluant, je sais que c’est certainement un style qui se travaille et que n’importe quel auteur ou n’importe quelle autrice — Mon Dieu quelle horreur que ce mot — n’est pas capable de le faire avec autant d’élégance que l’auteur de cette Maison vide, que je croyais effectivement vide d’intérêt et illisible au début, mais que maintenant, je n’arrive pas à lâcher, tellement cette histoire est passionnante et la qualité de l’écriture menée à un point que je pense n’avoir jamais vue, certainement cette foison de longues phrases y étant pour quelque chose, donnant au roman un rythme comme rarement vu dans la littérature française : une maison pleine en fait, pleine du talent de son auteur.

(Une seule phrase, mon Dieu je croyais que je n’y serais jamais arrivé !)

ahahah

20 avril 2026

bravo

francoise

4 étoiles seulement …

20 avril 2026

… pour ne pas t’encourager à poursuivre dans cette voie.

Loïc

La longueur …

20 avril 2026

Tu m’as peut-être donné envie de lire ce livre, moi qui suis plutôt rétive aux longues phrases où l’on finit par se perdre

Nath

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