Le vampire du Montparnasse par Paul Eckerman
Paris, 1848. Tandis que la Révolution fait trembler les fondations de la monarchie, une autre terreur s’installe dans les entrailles de la ville. Des cadavres exhumés, souillés, mutilés, dévorés. La presse en fait ses choux gras et, très vite, un nom circule dans les ruelles sombres : « le Vampire du Montparnasse ».
Entre folie, pulsions destructrices et silence des institutions, l’affaire défie les limites de la justice et de la médecine. Chargé du dossier, l’inspecteur Charles Arburu plonge dans une traque obsédante.
Inspirée de faits réels, cette enquête aux accents gothiques explore les tréfonds de l’âme humaine aux débuts de la psychiatrie criminelle. Une plongée vertigineuse dans un XIXe siècle où la science balbutie face à l’horreur indicible.
Si vous lisez de temps en temps mes rubriques, vous devez commencer à savoir que j’adore les livres qui se passent au milieu et à la fin du XIX° siècle. Louis Philippe, puis la deuxième République, le second Empire et le début de la troisième République sont des périodes que j’apprécie. Alors qu’étonnamment, je ne les ai quasiment jamais étudiées en classe. Mais les carrosses, les chapeaux haut de forme et les cannes à pommeau d’argent (renfermant parfois une épée), c’est mon truc. C’est pourquoi je me délecte des livres de Eric Fouassier, de Philippe Grandcoing, de Sylvain Larue ou Jean-Luc Bizien et son célèbre aliéniste.
Autant vous dire que là, j’a été servi ! Le livre commence en 1848, au moment de la chute de Louis Philippe ! Pile poil ! des carrosses, des policiers vieux genre, et surtout, surtout… un profanateur de tombes qui sévit dans les cimetières parisiens, notamment Montparnasse Sud. Son truc à lui ? Déterrer des corps fraichement ensevelis, des femmes pour la plupart, les lacérer, leur ouvrir le ventre et sortir les viscères. Appétissant non ? Evidemment les pandores sont vite avertis et vont le chasser sans relâche, en particulier l’inspecteur Charles Arburu de la Sureté parisienne.
Je ne vous en dis pas plus, je préfère, comme d’habitude, vous laisser découvrir.
J’ai eu un peu de mal à démarrer au début. Je sortais d’une histoire contemporaine et le retour au XIX° a été un peu dur à encaisser. Mais une fois dans l’histoire, je l’ai terminé en deux jours. Et quelle histoire ! Et quel travail pour l’auteur ! Certainement un énorme travail de recherche car, j’ai oublié de le signaler, mais cette histoire est construite sur des faits réels !!! Ce vampire a réellement existé et il a commis tout ce qui est écrit. D’ailleurs, lorsque l’auteur cite les articles d’époque décrivant par le détail tout ce qui a été fait, je dois avouer que j’ai sauté quelques paragraphes, voire une ou deux pages. Il y a des moments où c’est très chaud, si j’ose dire.
La fin de l’histoire est romancée et inventée par l’auteur car il n’existe pas de réelles sources indiquant ce qu’est devenu François Bertrand, mort au Havre en 1878.
Bref, un excellent livre tant roman que livre d’histoire ou documentaire. A noter que l’auteur livre toutes ses sources en fin d’ouvrage, ce qui n’est pas le moins intéressant.
Attention cependant, âmes sensibles s’abstenir pour certains passages !!
Un dernier mot avant de partir. Si vous êtes amateur des livres de Jean-Luc Bizien, de son univers aliéniste et magicien chinois, si vous aimez son style d’écriture, nul doute que ce livre devrait vous plaire. Mais bon, je dis ça, je ne dis rien hein ?
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