Un choix difficile

— Allez, Sœur Clémence, dépêchons nous un peu, j’ai très peur que nous n’arrivions trop tard.
— Oh n’ayez crainte Sœur Madeleine, ils savent que nous venons. Puisque nous y allons chaque dimanche après la messe de neuf heures.
— Oui. Mais imaginez qu’il y ait cette semaine plus de monde que d’habitude, nous serions obligées de nous rabattre sur autre chose, souvenez-vous, c’est déjà arrivé.
— Oui, c’était en septembre, je m’en souviens bien. Nous avions dû prendre des éclairs.
— Sœur Catherine, que prendrez vous cette semaine ?
— Oh, je ne sais pas ma mère. J’hésite, j’hésite…
— Pour moi, ce sera chocolat ; déclara Sœur Madeleine. Le chocolat a une douceur enveloppante.
— Le café a du caractère ! répliqua Sœur Clémence.
— Le chocolat réconforte ! confirma Sœur Catherine
— Le café réveille ! hurla frère Paul, deux pas derrière les femmes d’église.
Sœur Catherine se retourna d’un coup.
— Oh, ne vous en mêlez pas voulez-vous, ceci est une affaire de femmes.
— Oui, pour les hommes il y a le Jésuite, ajouta Sœur Clémence. Amande ou noisette. Tenez-vous en à ce qui vous est réservé.
— Et les poules seront bien gardées, conclut Sœur Madeleine
— J’aurais bien pris un pet-de nonne cette fois, déclara Sœur Clémence. Ils sont aussi très bons.
— Vous n’y pensez pas, trancha Sœur Madeleine qui avait autorité sur les deux autres. Ce sera religieuses pour tout le monde et puis c’est tout.
— Mais, osa Sœur Clémence, café ou chocolat ? Nous n’avons pas tranché.
— Allez, ce sera café pour tout le monde cette semaine. Et chocolat dimanche prochain.
— SI Dieu le veut, osa Sœur Clémence.
— Ainsi soit-il, conclurent elles de concert.
Très amusant.
Tout est dans le titre de l’avis. Merci Jean-Marc.
Bien vu
Le jeu avec les gâteaux de patisserie
Gourmandise quand tu nous tiens
La gourmandise n’est-elle pas un péché ?!!!
La régalade
Bien trouvé !
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