Les belles promesses, par Pierre Lemaitre
Tout commence par un incendie, un bébé… et un sanglier.
Paris est transformé par des travaux titanesques, le cœur d’un homme est écartelé, le monde rural menacé, des femmes sortent de l’oubli, et les membres de la famille Pelletier, toujours plus proches de nous, marchent inexorablement vers leur destin. Au terme d’un effroyable dilemme moral, ce sera l’effondrement ou l’apothéose.
Par bonheur, le chat Joseph veille encore.
Passionnant, déchirant, enthousiasmant.
Un grand roman de Pierre Lemaitre.
Il est des événements que l’on attend chaque année et qu’on voit revenir avec plus ou moins de plaisir ou plus ou moins d’entrain : Noël, la Saint Sylvestre; la Toussaint, son propre anniversaire..
Et puis, chaque année, toujours environ à la même période, il y a le nouveau Pierre Lemaitre. Et ça, c’est un réel plaisir que j’attends avec frénésie et bonheur.
La famille Pelletier, on l’impression de la connaître presque par cœur. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est notre famille, mais c’est une famille comme les autres, ni meilleure, ni moins bonne.
Avec sa part de secrets, ses personnages sympas et attachants, celles et ceux qu’on aime moins et puis la verrue de la famille.
Ici, elle s’appelle Geneviève et voilà maintenant quatre tomes qu’elle sévit.
L’auteur y est attaché, mettant comme il le dit lui-même, toute la méchanceté et la bêtise qu’on peut y mettre.
Mais il faut dire aussi que c’est un peu grâce à elle que certains autres personnages brillent. A la façon dont ils réagissent face à ce démon.
Pour ce quatrième et dernier tome de la série, je n’en dirais pas trop (même pas de noms que certains ne pourraient pas connaître), histoire de ne pas gâcher le plaisir de ceux qui liront cette chronique avant de lire le livre.
Disons juste que c’est le même plaisir, le même bonheur que tous les livres de l’auteur. Et je les ai tous lus !
Les autres héros du livre ? Un sanglier, un bébé sauvé des flammes, François et Jean, les deux frères tellement différents mais qui s’aiment et s’apprécient malgré tout. Hélène moins que les autres.
Le chat Joseph. Qui n’est pas un simple chat, une plante verte posée là, mais un personnage à part entière qui a un vrai rôle à jouer dans le roman.
Et puis le remembrement et le périph.
Jusqu’aux deux tiers du livre, je me suis demandé ce que ce Manuel venait faire dans cette histoire. Puis j’ai plus ou moins compris comment il allait intervenir, jusqu’au dénouement final.
Merci encore Monsieur Lemaître pour ces belles promesses qui ont été plus qu’une belle promesse.
Vous l’avez tenue la promesse de nous tenir en haleine chapitre après chapitre. La promesse de nous obliger à nous demander « Mais comment va-t-il faire ? » « Comment va-t-il s’en sortir ? »
Jusqu’à ce qu’on s’en doute !
Allez, je laisse la famille Pelletier jusqu’à l’année prochaine où nous aurons le plaisir de voir arriver le premier des trois dernier tomes de cette grande fresque du XXème siècle.
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