Sans soleil – Tome 1 – Disco Inferno – par Jean-Christophe Grangé
Été 1982, Paris. Un tueur frappe dans les clubs homosexuels. Il découpe ses victimes à la machette et leur brûle la bouche. Vengeance ? Obsession ? Désespoir ? Sous le sang et le strass, trois électrons libres, liés pour des raisons très différentes à cet univers de la nuit, vont se retrouver sur les traces du prédateur. Un flic, bien sûr, mais aussi un médecin, spécialiste de la communauté homosexuelle, et une lycéenne, partie intégrante de ce monde nocturne. Il n’est plus l’heure de danser sur « Disco inferno ». La chasse à l’homme a commencé. Et moins il y aura de soleil, plus il y aura de sang. Bienvenue sur les traces du mal.
Tout comme pour la Maison vide de Laurent Mauvignier, lu au début de l’année, je me suis fait aider par l’audiolivre. C’est donc une lecture mixte : parfois livre seul, parfois livre et voix, parfois, voix seul (en voiture notamment). C’est bien pratique, et ça permet de ne pas lâcher l’histoire, même en marchant ou conduisant ! Et Dieu sait qu’elle est prenante l’histoire. C’est un peu l’envers du décor de ce que nous avons vécu au début des années 80. Hétéro et peu intéressé par le monde homosexuel, j’ai vécu d’un peu loin l’arrivée du SIDA. Bien sûr le me suis tenu au courant de l’évolution de la maladie, de ses symptômes, de sa détection puis des débuts des traitements. Mais sans plus.
Et là… Pas de cadeau de la part de Grangé, on est dedans et sans fioritures. Une écriture sèche, sans complaisance qui nous met directement dans le bain de l’homosexualité dans les milieux branchés parisiens. Mais pas des couples homo qui vivent tranquillement dans des apparts, comme des couples hétéro, bien sages et sans faire de vagues. Non, Grangé nous entraine dans le trash. Dans la prostitution homo, dans les clubs libertins et au Cap d’Agde, dans les pissotières de Paris ou se déroulent des rencontres tristes, sans âme, sans amour. Un peu pathétique si je peux me permettre. L’écriture va avec. Pour décrire des scènes sordides, il faut évidemment un style et une écriture qui vont avec.
Et c’est réussi, comme d’habitude pour cet auteur. Dérangeant parfois, tellement c’est réaliste et proche de ce qui est vraiment la vie de ces hommes qui multiplient les rencontres et les relations sexuelles de tous genres.
Encore un bon livre que j’ai hésité à commencer mais qui m’a fait acheter le deuxième tome que je viens de commencer. Visiblement ça se passe dans le même milieu. Mais bon, je n’ai pas encore passé la page 50 ! Je vous dirai !!
![]()