Bienvenue sur ce site

Bonjour et bienvenue sur ce site,

Certaines et certains connaissent déjà mon écriture, d’autres, peut-être, me découvrent.

Je m’appelle Jean-Marc Bassetti, je suis maintenant un heureux retraité après avoir passé trente-sept années dans l’éducation nationale, en tant qu’enseignant en école élémentaire, directeur d’école et maître animateur en informatique pour les enseignants et les enfants.

La passion de l’écriture a commencé en 2010.

Tout a commencé avec « Demain matin on ira à la pêche », une nouvelle sélectionnée et publiée dans le recueil « Histoire d’enfances » édité par Radio-France.

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2 Mars 1991- Bodyguard

 

Chère Jane,

C’était peu de temps après la mort de Serge. Au mois de mai. Un dimanche.

Depuis la veille, mon fils était patraque, pas bien, fiévreux, mais rien n’était déclenché. Une mauvaise nuit, et, au matin, une forte fièvre avec toux. Une toux sèche, violente qui semblait lui arracher la gorge. Le début d’une trachéite chronique qu’il a ensuite trainée pendant des années.

SOS Médecin. Consultation, médicaments, cortisone. A aller chercher immédiatement. Nous demandons l’adresse de la pharmacie de garde en téléphonant au commissariat de police. Cabourg, rue de la mer. Ça va, ce n’est pas trop loin. Je prends la voiture et je file, direction la côte.

C’est en arrivant devant la pharmacie que je vous ai vue. Vous attendiez, appuyée contre le mur. Vous aviez l’air sonnée vous aussi. Comme c’était un dimanche, les rideaux de la pharmacie étaient fermés et les clients étaient servis sur le trottoir, à travers une petite fenêtre que la pharmacienne ouvrait et fermait régulièrement. Vous étiez devant moi, hagarde, sûrement pas douchée, à peine éveillée, et vous attendiez que la pharmacienne ouvre à nouveau sa meurtrière. Il faisait assez froid, je me souviens, vous vous blottissiez dans votre manteau fourré en remontant votre col. Je voyais que vous n’étiez pas dans votre assiette et j’avais envie de respecter votre état d’esprit. La discrétion était de mise.

Mais les touristes commençaient à se promener dans la rue de la mer qui donne directement sur le Grand Hôtel. Et ils vous reconnaissaient. Et je voyais bien que vous n’aviez qu’une envie : éviter les gens, pas envie de parler ou de sourire. Sur notre gauche, un petit attroupement avait commencé à se former. Et j’entendais :

« C’est Jane  Birkin !

— Oui, tu as vu, elle a une sale tête.

— Ben, Serge est mort depuis deux mois, elle doit pas être bien.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie que tout le monde respecte votre douleur, votre chagrin et votre besoin de solitude. Alors, je me suis placé entre ce groupe de personnes et vous, vous offrant ainsi une sorte de protection.

Et je crois que les passants ont cru que j’étais votre garde du corps. Certains tentaient d’avancer. Je tendais alors mon bras pour faire barrage.

— C’est bien Jane Birkin ? me demanda une dame en me posant la main sur l’épaule.

— Oui, c’est bien elle, répondis-je.

Elle me tendit un papier et un stylo.

— Vous croyez que…

— Non, elle ne veut pas être dérangée.

— Je comprends, Monsieur, vous lui direz que…

— Oui, Madame, je lui dirai.

Qu’est-ce que j’en savais moi, que vous ne vouliez pas être dérangée ? Pourquoi ai-je revêtu l’espace d’un instant cet habit de sauveur, de protecteur ? Vous ne m’aviez rien demandé. Vous ne m’aviez sans doute même pas remarqué. Je me demande toujours ce qui m’a pris ! Peut-être votre regard perdu dans les nuages, votre visage marqué par la fatigue ?

La fenêtre s’est alors rouverte et la pharmacienne vous a parlé. Vous deviez attendre un peu, le temps que votre commande soit prête. La préparatrice m’appela et je lui tendis mon ordonnance.

— Votre petite garçon est malade ? m’avez-vous demandé.

— Oui, une trachéite. C’est impressionnant, mais je pense que ce n’est pas vraiment grave.

—  C’est toujours embêtant les enfants malades…

Vous étiez en train de fouiller dans votre sac pour chercher votre chéquier lorsque la pharmacienne a à nouveau ouvert sa fenêtre. Elle vous a tendu un papier et un stylo.

— Pouvez-vous me signer un autographe Madame Birkin, s’il vous plait ?

Je l’aurais bouffée. J’ai trouvé cette demande déplacée, outrageuse, odieuse. Vous étiez à l’abri de la foule et des trente personnes qui attendaient derrière moi et elle, profitait de sa position privilégiée pour vous extorquer avec indécence une malheureuse signature.

— Bien sûr, avez-vous répondu en agrémentant la dédicace d’un pauvre sourire venu d’on ne sait où. Ce qu’il a dû être difficile à sortir ce sourire que je voyais seulement d’apparence, car visiblement, votre cœur n’avait pas envie de sourire.

Pas à pas, la petite troupe de curieux s’approchait de nous. Je me suis carrément intercalé entre elle et moi et je me suis retourné.

— Fichez-lui la paix, ai-je crié à la populace curieuse. Laissez-nous tranquille.

C‘était quoi ce « nous » dans ma bouche ? Pourquoi ai-je eu le besoin de m’associer à vous dans cette demande de tranquillité ? Je ne sais pas. En tout cas, je m’en souviens parfaitement. Vous vous êtes tournée vers moi, vous m’avez souri et vous m’avez dit :

— Merci beaucoup, vous êtes gentille. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai l’habitude.

La pharmacienne est arrivée avec nos deux commandes. Elle a passé la tête à travers son guichet

— Monsieur Bassetti.

— Madame Birkin était avant moi.

— Non, ne vous en faites pas, m’avez-vous répondu, vous avez une petite garçon qui est malade, dépêchez-vous de prendre ses médicamentes et rentrez vite le soigner.

— Vous êtes certaine ?

— Oui, bien sûr. J’ai toute mon temps, ne vous en faites pas.

J’ai récupéré les médicaments de mon fiston, j’ai payé et je vous ai laissé la place devant le guichet entrouvert.

— Au revoir, vous ai-je dit en quittant la pharmacie.

— Au revoir, et merci !

J’ai quitté la pharmacie pour rejoindre ma voiture. En avançant sur le trottoir, j’entendis soudain un monsieur dire à sa femme :

— Son garde du corps, s’en va, on peut y aller maintenant, tu crois ? »

Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite. Avez-vous été assaillie par la trentaine de personnes qui attendaient ? Avez-vous signé vingt autographes en souriant ? Avez-vous pu rejoindre votre voiture tranquillement ? Aucune idée.

En tout cas, je garderai toujours au fond de moi le fait que j’ai été le garde du corps de Jane Birkin. Pendant dix minutes ! Je pourrai mettre ça sur mon CV !

Histoire vraie – Serge Gainsbourg est mort à Paris le 2 Mars 1991.


Tous les textes de Mars sont accessibles sur « Chaque jour a son histoire – Mars ». 

Chaque jour … : Foire aux Prix Coûtants

Au mois de décembre, j’ai créé, avec l’aide d’une amie qui m’a guidé, de nouveaux visuels pour la série Chaque jour.

Et pour répondre aux demandes toujours plus nombreuses des lecteurs, j’ai acheté mes propres livres, avec les nouvelles couvertures (qui plaisaient beaucoup, soit dit en passant).

Mais j’ai fait cette commande, sans avoir fini d’écouler les stocks des anciennes couvertures.

Il me reste donc un petit nombre de livres dont je souhaite me débarrasser.

Je les brade donc à prix coûtant, soit 3 euros le livre (+ les frais de port).

Dédicace incluse, si vous le souhaitez !

Commandez-en autant que vous voulez, jusqu’à épuisement des stocks.

Dans ma Petite boutique de livres, vous trouverez des boutons « Ancienne couverture » pour chaque livre.

Pour y accéder directement, voici les liens qui vous permettront de les commander :

Et si vous pensez que je peux vous donner les livres directement, de la main à la main (sans expédition), écrivez rosalie dans la case « Code promo » et vous n’aurez pas de frais de port à payer. Pratique non ???

Les livres voyageurs

Au hasard de mes promenades, je découvre des boîtes à livres et j’y dépose quelques-uns de mes ouvrages personnels ici ou là.

Le journal Ouest-France s’est déjà intéressé à mes dépôts.

Ils sont à la disposition des lecteurs qui les découvrent.

Puisque la mode est à la traçabilité dans tous les domaines, je vous propose de suivre les voyages de mes livres.

Où ont-ils été découverts ? Où ont-ils été redéposés ? Quelle impression ont-ils laissés ?

Si vous avez découvert un livre, suivez le chemin qu’il a parcouru  pour arriver jusqu’à vous et regardez où il est parti après son dépôt dans une nouvelle boite à livres.

Si vous êtes curieux ou si un de mes livres vous intéresse, essayez de regarder où ils se trouvent. Si vous êtes rapide, vous aurez peut-être la chance d’arriver avant qu’il ne soit reparti !!

Vous avez trouvé un livre et vous voulez me le signaler ? Utilisez ce formulaire pour me contacter !!!

Mon bouquinage

Mon dernier livre lu
Mon dernier livre lu

Oui, c’est vrai que j’écris, vous l’avez bien compris puisque vous êtes sur ce site.

Mais je lis aussi. Je ne me considère pas comme un gros lecteur, mais je lis une bonne trentaine de livres par an, plus ou moins selon les années.

Et je fais à chaque fois une espèce de compte-rendu de mes lectures.

Je ne suis pas un blogueur ni un testeur de livres, je tiens juste un petit blog de mes lectures.

D’abord pour moi, histoire de garder une trace de ce que j’ai lu, et puis pour celles et ceux qui ont besoin d’un avis.

Mon avis est toujours bref. Comme dans mon écriture, je fais dans le court.

Mais je sais que pas mal de gens vont regarder Bouquinage régulièrement.

Pourquoi pas vous ?

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