Bienvenue sur ce site

Bonjour et bienvenue sur ce site,

Certaines et certains connaissent déjà mon écriture, d’autres, peut-être, me découvrent.

Je m’appelle Jean-Marc Bassetti, je suis maintenant un heureux retraité après avoir passé trente-sept années dans l’éducation nationale, en tant qu’enseignant en école élémentaire, directeur d’école et maître animateur en informatique pour les enseignants et les enfants.

La passion de l’écriture a commencé en 2010.

Tout a commencé avec « Demain matin on ira à la pêche », une nouvelle sélectionnée et publiée dans le recueil « Histoire d’enfances » édité par Radio-France.

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30 Juillet – Tante Eulalie

J’avais envie de terminer juillet par un peu d’humour en alexandrins.

Voici donc un texte, écrit en 2014, pile un an avant notre propre mariage. J’espère qu’il vous amusera.

A partir de lundi, je vous proposerai, toujours trois fois par semaine, des textes de 1000 caractères.

Bonne lecture et à lundi.


Atelier d’écriture.

Vous êtes invité(e) au mariage de votre cousine. Au moment du repas, vous constatez avec amertume qu’on vous a installé(e) à côté de Grand-Tante Eulalie. Elle est très bavarde mais surtout elle est sourde comme un pot. En un mot, elle comprend tout de travers.

Imaginez en 1500 mots environ et avec humour la conversation pleine de quiproquos, de méprises et de double sens que vous entretenez avec la vieille dame.


J’étais tellement heureuse d’avoir été conviée
A ton repas de noce, ma cousine adorée.
Nous avons le même âge, tu as franchi le pas
J’espère que toi aussi tu m’accompagneras
Lorsque je franchirai au bras de mon papa
Les portes de l’église pour ce jour de gala.
La mairie avalée, le curé reparti
Nous avons retrouvé ses copains, tes amis
Autour d’un verre de cidre, d’une bière ou d’un jus d’pomme
Pour rigoler ensemble, pour vous fêter en somme.
Je connais tes parents, je connais ta famille
Car c’est aussi la mienne, nous étions petites filles
D’honneur pour le mariage de tata Marie Louise
Avec qui ? Rappelle-moi… Ah oui, tonton Aziz !
La brioche descendue, les p’tits pains digérés
Nous avons promené les papis, les mémés
Sur le bord de la mer, là même où les bateaux
Profitaient des risées pour faire leur numéro.
Parmi les invités, je l’avais oubliée
Se trouvait Eulalie, la tante d’Augustine
Notre grand’tante en somme, puisque nous sommes cousines.
Je ne l’avais pas vue depuis bien des années
J’ai trouvé qu’elle avait ma foi beaucoup changé.
Je me suis amusée avec Cousin Antoine
Nous avons discuté et cueilli des pivoines
La balade achevée, il fallait revenir
Vers le resto du port où nous allions finir
Cette belle journée, celle de ton mariage
Cette journée unique là au bord de la plage.
« Au paradis perdu », tu parles d’un nom marrant
Un nom de cauchemar, pas un nom d’restaurant
Approchant de la table, chacun cherche son nom
Ecrit comme de coutume sur des petits cartons
Sans douleur je découvre le mien écrit en gros
A côté de l’assiette de ton cousin Bruno
Je l’ai toujours aimé, on va bien discuter
Avec lui je suis sûre de rire et de danser.
Mais qui vient donc s’asseoir là de l’autre côté ?
Elle arrive décidée, elle arrive amusée
C’est la Tante Eulalie, la sœur de Mélanie,
La femme de Désiré, la mère de Stéphanie.
Je commence la causette : Comment vas-tu ma tante ?
Elle me répond alors, Non je n’aime pas la menthe.
La réponse ne va pas, je n’ai pas demandé
Quel était son parfum de tisane préféré.
La soirée continue, ça va de mal en pis
Quand je parle de télé, elle parle de Roumanie,
Si j’aborde mes études, elle répond « Oui j’aime bien
Mais je préfère les chats, je me méfie des chiens. »
Je fais bien des efforts, j’aborde tous les sujets
Les chansons, le théâtre, les refrains, les couplets
Qu’elle devrait connaitre, rappelant sa jeunesse,
Mais hélas chaque fois je tombe à la renverse
En l’entendant répondre à côté de la plaque
Chaque fois c’est raté, j’ai pris pas mal de claques…
Bruno à mes côtés se gausse et se gondole
En me voyant ramer, il se marre, il rigole.
Vas-y, chacun son tour, puisque t’es si malin
Echange donc un peu ton rôle avec le mien
A toi mon cher Bruno les plaisirs de la vie
Je te laisse discuter avec tante Eulalie.
Hélas il se défile, préférant le dessert
Aux réponses évasives de la tante de mon père.
J’ai fini la soirée fatiguée, épuisée
Car en bonne petite nièce, polie et bien-pensante
Je n’ai pas délaissé pour la soirée ma tante
Et au lieu de danser, de jouer avec Bruno
J’ai tenu le crachoir à cette sacrée vieille peau
Qui en fin de soirée, tapotant son oreille
M’a dit « Marie, sais-tu, sais-tu qu’mon appareil
Est resté aujourd’hui au niveau le plus bas ?
Dans les soirées de noce, dans les soirées comme ça
Le bruit fait de l’écho, c’est ainsi à mon âge
Alors, moi je m’isole, le silence me soulage
Je n’entends rien du tout, et c’est volontairement
Que je me coupe du monde et des cris des enfants.
Mais ma petite Marie ça m’a donné bonne mine
D’assister à la noce de ta jolie cousine
J’ai pris de belles couleurs tout à l’heure au soleil
Et tant pis si l’état de mes pauvres oreilles
N’a pas pu me permettre de vraiment apprécier
Le sel de tes propos, le sens de tes idées.
En tous les cas, Marie, je partirai très fière
D’avoir connu ce soir la nièce de mon grand frère
Et pour cette raison le mariage d’Aurélie
A été un beau jour pour ta tante Eulalie. »

Merci ma chère cousine de m’avoir invitée
J’ai passé une très bonne, une excellente soirée.
En voyant Eulalie, j’ai bien pensé au pire
Mais c’était un bonheur, c’était même un plaisir.
C’est si bon de pouvoir, l’espace d’un instant
Partager des moments avec nos vieux parents,
Avec ceux qui bientôt, ou plus tard ou trop tôt
Ne seront plus que noms, visages sur des photos.

26 Juillet – Dimanche noir

Votre texte doit obligatoirement commencer par  « L’impact des gouttes de pluie sur le métal ».

Short-Edition 2017


L’impact des gouttes sur le métal le rappela à la réalité. Il ouvrit les yeux sur ce fameux matin. Il savait bien que ce jour devait arriver. Sa mère le lui avait enseigné depuis son plus jeune âge. Il savait depuis sa naissance que cette journée allait être la pire de son existence. On ne se cache pas ces choses-là dans la famille.

Déjà son oncle et sa tante étaient morts l’année dernière. Ensemble. Foudroyés dans la force de l’âge. Plusieurs de ses cousins avaient été portés disparus. Personne n’était certain de leur mort mais c’était plus que probable. Une chose est certaine : on ne les avait jamais revus.

Jeannot, comme tout le monde l’appelait, fit un rapide point dans sa tête. Qu’avait-il de si important à faire aujourd’hui ? Honnêtement pas grand-chose. Il avait pris ses précautions depuis une semaine en prévision de ce dimanche matin. Le garde-manger était plein. Il avait à manger et à boire pour un bon moment. Ses parents étaient allés rendre visite à des amis bien loin du danger. Rien ne justifiait une sortie aujourd’hui.

En plus, il pleuvait. Tic Toc Tic Toc…

Il s’approcha à pas de fourmi de l’entrée de chez lui, passa son nez au dehors et regarda. La pluie tombait à grosses gouttes. Ce qui était plutôt rassurant et minimisait quelque peu le danger. Les statistiques étaient formelles : il y avait plus de victimes les jours de grand soleil. Ce qui ne voulait pas dire qu’il ne risquerait rien aujourd’hui.

Ni les jours suivants d’ailleurs. Il fallait se méfier. Chaque jour était un danger.

Histoire de se dégourdir un peu, il sortit de chez lui, non sans avoir pris mille précautions. Oh il ne s’aventura pas bien loin. Juste quelques pas devant l’entrée. A vingt mètres de lui, en face, il aperçut Violine, son amie de toujours. Il l’appela.

« Violine, ça va ? Tout se passe bien ?

— J’ai peur Jeannot, j’ai peur.

— Moi aussi, mais si tu es prudente, tu ne risques rien. Tu es toute seule ?

— Oui, si tu venais me rejoindre ?

— OK, j’arrive…

Soudain, alors que Jeannot s’apprêtait à  rejoindre Violine, Le vieux Max déboula à toute allure. Il criait :

— Jeannot, Jeannot, rentre… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Une déflagration énorme se fit entendre et Max s’écroula dans la poussière. Jeannot eut tout juste le temps de voir le sang de Max jaillir d’une plaie ouverte. Ils l’avaient eu, lui, le vieux Max. Un sage pourtant.

Hors de question d’aller voir ce qui se passait, Jeannot ne le savait que trop. Il retourna à fond de caisse vers chez lui et s’engouffra le plus loin possible du danger. Il le savait, quand il reviendrait, Max ne serait plus là.  Les corps ne restaient jamais à la même place. Ils étaient très rapidement évacués. Comme si les victimes n’avaient jamais existé. Parfois on retrouvait des ossements, beaucoup plus loin, mais c’était rare.

La journée allait être longue. Jeannot savait bien que ce dimanche allait traîner. Petit à petit, imperceptiblement, il s’approcha de l’entrée. Il faisait chaud en cette fin d’été. Même si la pluie tombait à grosses gouttes, la chaleur lourde était quand même étouffante. Jeannot regarda dehors. Le cadavre de Max n’était plus là.

Il ne vit rien, mais il entendit.

Des coups de feu provenaient de tous les points cardinaux. Ça tirait partout. Dehors, ce devait être l’enfer. Un carnage. D’autant plus que le ciel se dégageait et que le soleil pointait son nez entre les branches des arbres. Les quelques SDF qu’il connaissait devaient connaître une journée épouvantable. Les victimes seraient nombreuses, à n’en pas douter. Pourvu que sa famille soit épargnée. Et ses amis aussi. Mais il ne se faisait guère d’illusion. Il savait bien qu’il aurait à pleurer la perte de plusieurs de ses proches.

Jeannot ferma les yeux. L’impact des gouttes de pluie sur le métal de la boite de conserve qui traînait près de la porte de chez lui le ramenait sans cesse à ce jour maudit. A ce dimanche de tous les dangers.

Aujourd’hui était le jour de l’ouverture de la chasse et le temps était plus que dangereux pour les petits lapins comme lui.

Les livres voyageurs

Au hasard de mes promenades, je découvre des boîtes à livres et j’y dépose quelques-uns de mes ouvrages personnels ici ou là.

Le journal Ouest-France s’est déjà intéressé à mes dépôts.

Ils sont à la disposition des lecteurs qui les découvrent.

Puisque la mode est à la traçabilité dans tous les domaines, je vous propose de suivre les voyages de mes livres.

Où ont-ils été découverts ? Où ont-ils été redéposés ? Quelle impression ont-ils laissés ?

Si vous avez découvert un livre, suivez le chemin qu’il a parcouru  pour arriver jusqu’à vous et regardez où il est parti après son dépôt dans une nouvelle boite à livres.

Si vous êtes curieux ou si un de mes livres vous intéresse, essayez de regarder où ils se trouvent. Si vous êtes rapide, vous aurez peut-être la chance d’arriver avant qu’il ne soit reparti !!

Vous avez trouvé un livre et vous voulez me le signaler ? Utilisez ce formulaire pour me contacter !!!

Mon bouquinage

Mon dernier livre lu
Mon dernier livre lu

Oui, c’est vrai que j’écris, vous l’avez bien compris puisque vous êtes sur ce site.

Mais je lis aussi. Je ne me considère pas comme un gros lecteur, mais je lis une bonne trentaine de livres par an, plus ou moins selon les années.

Et je fais à chaque fois une espèce de compte-rendu de mes lectures.

Je ne suis pas un blogueur ni un testeur de livres, je tiens juste un petit blog de mes lectures.

D’abord pour moi, histoire de garder une trace de ce que j’ai lu, et puis pour celles et ceux qui ont besoin d’un avis.

Mon avis est toujours bref. Comme dans mon écriture, je fais dans le court.

Mais je sais que pas mal de gens vont regarder Bouquinage régulièrement.

Pourquoi pas vous ?

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