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Bonjour et bienvenue sur ce site,

Certaines et certains connaissent déjà mon écriture, d’autres, peut-être, me découvrent.

Je m’appelle Jean-Marc Bassetti, je suis maintenant un heureux retraité après avoir passé trente-sept années dans l’éducation nationale, en tant qu’enseignant en école élémentaire, directeur d’école et maître animateur en informatique pour les enseignants et les enfants.

La passion de l’écriture a commencé en 2010.

Tout a commencé avec « Demain matin on ira à la pêche », une nouvelle sélectionnée et publiée dans le recueil « Histoire d’enfances » édité par Radio-France.

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Le concours de Juin

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21 juin 1919 – Scapa Flow

Connaissez-vous Scapa Flow ? Est-ce qu’au moins ce nom vous dit quelque chose ? Je peux bien vous avouer que moi-même, jusqu’à ce que je fasse des recherches sur le 21 juin, ce nom ne m’évoquait rien du tout.

Allez, je vais vous aider. C’est un lieu géographique un peu particulier.

Vous voyez les Iles Britanniques ? L’Angleterre, le Pays de Galles à l’ouest et l’Ecosse au nord. Eh bien, montez tout en haut. Mais vraiment tout en haut, au-dessus de l’Ecosse ! C’est bon, vous y êtes ? Là, vous allez trouver un chapelet d’îles : Mainland, Burray, Lamb Holm, Glimps Holm ; South Ronaldsay, Roan Head, Flotta, Fara et Hoy.

Pour être plus précis, si vous voulez vraiment voir où Scapa Flow se situe, ses coordonnées sont 58°54’ Nord et 3°00’ Ouest.

Pendant les guerres napoléoniennes, Scapa Flow était le lieu de rendez-vous et le terrain d’exercice de la flotte britannique.

Parce qu’en temps de guerre, cette baie est capitale pour les Anglais et elle l’a été pendant les deux conflits mondiaux. La marine allemande a un gros point faible ; sa situation géographique. Pour être opérationnelle, elle doit rejoindre l’Atlantique. Et là, au départ des ports allemands, il n’y a pas trente-six solutions : passer par la Manche ou contourner l’Angleterre.

La première solution n’est pas envisageable. Comme disent Laspalès et Chevallier, « Y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes ! » Le pas de Calais est beaucoup trop étroit pour envisager de passer sans subir de lourdes pertes. Alors, pas le choix, il faut passer par là-haut ! Et là, vous avez compris l’importance de Scapa Flow ! C’est là que les Anglais se massent pour attendre le passage des navires allemands. Et ils ne passent pas. Ou peu. Au début de la première guerre mondiale, un sous-marin a réussi à passer, prenant les Britanniques par surprise et torpillant trois navires de guerre en moins d’une heure ! Il est passé une fois. La deuxième, il a été attendu par de nouvelles batteries de défense et des centaines de filets de pêche tendus en travers. Et il a dû faire demi-tour.

Mais, me direz-vous, pourquoi parler de Scapa Flow un 21 juin ?

J’y arrive.

A la suite de l’armistice du 11 Novembre 1918, la flotte allemande a été faite prisonnière. En attendant de savoir ce qui allait advenir des navires ennemis, les Anglais décidèrent de parquer toute la flotte dans un seul et même endroit. Un endroit qui ne soit pas trop agréable, et qui puisse être surveillé facilement de façon à ce que les destroyers et autres cuirassés ne s’échappent pas. Tout ce petit monde arriva le 27 novembre, soit un peu plus de deux semaines après l’armistice. Autant vous dire que ça n’avait pas trainé. Combien de bateaux ? Tenez-vous bien. Il y avait là, sous pavillon allemand, soixante-quatorze navires de guerre dont onze cuirassés, cinq croiseurs de bataille, huit croiseurs, et vingt-cinq destroyers. Le tout encadré par presque autant de bateaux anglais au mouillage pour surveiller cette flotte « internée ». Evidemment, tous ces bateaux vaincus étaient désarmés et avec un équipage réduit. Equipage au moral dans les chaussettes, si je peux me permettre. Non content d’avoir perdu la guerre, ces soldats allemands, prisonniers à bord de leurs navires avaient interdiction de descendre à terre et étaient plutôt mal nourris. Les marins tuaient le temps en pêchant et à attrapant des mouettes pour améliorer l’ordinaire. Les malades n’étaient pas soignés.

Pendant ce temps-là, à terre, les discussions allaient bon train. Le traité de Versailles se préparait et avec lui le partage de la flotte allemande. Moi je prends ci, et toi tu prends ça.

Le 20 juin, le vice-amiral Fremantle, commandant la flotte britannique fut informé que le traité serait signé le 21 et qu’il devait rapatrier tous ses navires pour préparer le partage et s’emparer des navires allemands dès la signature du traité. La date fut reportée de deux jours et le 20 au soir, il prévint son collègue Von Reuter (amiral allemand, vous l’avez deviné) que les bateaux allemands deviendraient britanniques le 23. Là-dessus il quitta Scapa Flow avec ses bateaux pour prendre le commandement des manœuvres d’entrainement.

Mais les Allemands sont un peuple fier, tout le monde le sait. Et puis assez mauvais joueurs il faut bien l’avouer. Devinez ce que décida Von Reuter… Croyez-vous qu’il allait laisser sa belle flotte passer à l’ennemi ? Que nenni, c’est bien mal connaître Von Reuter qui profita de l’absence temporaire de l’ennemi pour lui jouer un tour à sa façon.

Le 21 juin 1919 (nous y voilà !) à 11 heures, il fit hisser sur le vaisseau amiral Emden un drapeau donnant l’ordre à tous les navires présents de se préparer au sabordage. Une heure et demie plus tard, tous les navires allemands reçurent un message codé : “À tous les officiers et au responsable des torpilleurs. Paragraphe onze, en date d’aujourd’hui. Confirmez. Chef de l’escadre internée.” Il s’agissait d’un ordre direct de sabordage de la flotte. Les équipages allemands ouvrirent les vannes, détruisirent les canalisations et abaissèrent les cloisons étanches. Puis ils évacuèrent les navires sur les canots de sauvetage.

Les Anglais, arrivés sur place aussi vite que possible, réussirent à empêcher vingt-deux navires de couler. Mais cinquante-deux bateaux disparurent en moins de six heures. Mille sept-cent soixante-quatorze marins allemands furent récupérés pas les bateaux anglais et retenus comme prisonniers de guerre.

Quelques années plus tard, Von Reuter écrivit : “Il était impensable de céder des navires sans défense à l’ennemi. Nous, les officiers, étions tenus de tous les détruire par une décision de l’empereur.”


HISTOIRE VRAIE. Le 21 juin 1919, cinquante-deux navires de guerre allemands se sabordèrent pour éviter d’être pris par l’ennemi. Quasiment tous ces bateaux ont été renfloués et revendus à la ferraille. Il ne reste, par soixante mètres de fond que trois cuirassés et quatre croiseurs légers.

Mon bouquinage

Mon dernier livre lu
Mon dernier livre lu

Oui, c’est vrai que j’écris, vous l’avez bien compris puisque vous êtes sur ce site.

Mais je lis aussi. Je ne me considère pas comme un gros lecteur, mais je lis une bonne trentaine de livres par an, plus ou moins selon les années.

Et je fais à chaque fois une espèce de compte-rendu de mes lectures.

Je ne suis pas un blogueur ni un testeur de livres, je tiens juste un petit blog de mes lectures.

D’abord pour moi, histoire de garder une trace de ce que j’ai lu, et puis pour celles et ceux qui ont besoin d’un avis.

Mon avis est toujours bref. Comme dans mon écriture, je fais dans le court.

Mais je sais que pas mal de gens vont regarder Bouquinage régulièrement.

Pourquoi pas vous ?

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